Un peu d'histoire sur Sainte-Marguerite-Marie

Géographie

Le Canton Racine a une étendue de territoire d’environ neuf milles de front et d’environ sept milles de profondeur; bordé au nord-ouest par la rivière Mistassini, au sud-ouest par le Lac St-Jean et au sud-est par le Canton Dolbeau.

Premiers occupants

Avant même que le mouvement de colonisation ne prenne place dans le Canton Racine, il y avait déjà des pionniers d’établis : Ernest Marsan, Edmond Ménard, André Lavoie, Joseph Harvey, Alfred Bouchard, Théodule Gaudreault, Bouchard «La Patte», William Turcotte, Gilles Couston Le Maistre, Charles-Édouard Gauthier, Joseph Savard, Joseph St-Pierre, Phydime Lavoie, Luc Turcotte, Arthur Bouchard, Luc Dufour, Nazaire Aubin, Florien Proulx, Juste Lalancette, André Villeneuve, P.A. Potvin, Théodore Ls. A. Rivet. Plusieurs sont là depuis 1896 environ.

Premiers arrivants

C’est au cours de l’année 1931 que soixante familles arrivent de divers endroits, tels Port-Alfred, St-Félicien, Albanel et Mistassini, pour entreprendre le défrichement de ces lots qu’on venait d’ouvrir à la colonisation. Lorsque les colons défrichent une terre, ils obtiennent une prime à tous les cinq acres qui ont été aménagées. À l’automne, un inspecteur vérifiait les travaux avant d’accorder les subventions. Le gouvernement fournissait aussi la semence.

La première église

À cette époque, tous les sacrements religieux sont célébrés à Mistassini. Les colons doivent attendre le 20 juillet 1946 pour qu’un curé, l’abbé Joseph Lavoie, vienne s'y établir officiellement. Un an à peine après son arrivée, il entreprend la construction d’une église et d’un presbytère. Terminée en décembre 1947, l’église est bénie le 27 juin de l’année suivante. Auparavant, les paroissiens avaient été desservis pendant quinze années par l’abbé Égide Boivin. Ce dernier se déplaçait pour officier dans une petite chapelle en face de la résidence de M. Joseph Tremblay. La paroisse est érigée canoniquement le 28 février 1951.

La première école

La première école du Canton Racine, en fonction de 1932 à 1935, est bâtie au pied de la côte en face de la résidence de M. Judes Tremblay. Les écoles de rang se multiplient, mais on fait aussi largement la classe dans des maisons privées : chez Joseph Bérubé, Raymond Turcotte, Ange-Émile Matte. Ce n’est qu’en 1955 que le couvent Pie X est construit à côté de l’église. À peine deux ans plus tard, vu le trop grand nombre d’élèves, on a aménagé des classes dans la maison de Gaston Charbonneau. Cette maison s’est transformée en salle publique en 1960. Le 29 octobre de cette même année, on procède à la bénédiction du couvent Cœur Immaculée de Marie. Le petit couvent Pie X a cessé de servir comme école en 1968 pour se convertir en salle communautaire. La congrégation des Sœurs du Bon-Conseil dirige ces écoles durant plusieurs années.

L'arrivée des services

Les services se développent surtout à l’époque où Ste-Marguerite-Marie devient officiellement paroisse. Le téléphone et l’électricité arrivent en 1948. Le premier bureau de poste est tenu par Alphonse Castonguay en 1954. Puis, trois autres personnes en ont eu la charge, avant son transfert à Mistassini. Il s’agit de Séraphin Perron, Wilfrid Rioux et Gaston Charbonneau. Il y eut également quelques restaurants et stations d’essence. Sur le plan municipal, Ste-Marguerite-Marie a toujours été rattachée à Mistassini. Cette dernière demeure la desservante pour plusieurs autres services. Les gens de la paroisse cultivent principalement la terre, mais plusieurs se rendent dans les chantiers l’hiver, cueillent des bleuets l’été ou font du bois de poêle pour vendre.

Une histoire bien distincte

Le secteur de Vauvert a aussi son histoire distincte. Le 21 novembre 1906, l’emplacement des futures constructions de l’Orphelinat St-Joseph-de-Vauvert est choisi. L’année suivante, la première messe est célébrée et le personnel s’installe au Canton Racine. L’institution met sept années à s’organiser solidement. Durant ce temps, les services sont aménagés : moulin à scier, chaufferie, bâtiments d’exploitation agricole, métiers, hôtellerie, juvénat-noviciat. Vauvert, à la fin de 1925, formait deux maisons habitées par une centaine de membres, dont vingt religieux. Cependant, une bonne partie des terres est noyée lors du rehaussement des eaux du lac. Les Frères Ouvriers décident de quitter définitivement Vauvert en 1938. Dans les années 60, plusieurs terrains sont vendus pour la villégiature sur le bord du lac St-Jean. Aujourd’hui, plus de 500 chalets se regroupent dans ce site naturel enchanteur.

Ste-Marguerite-Marie est sous la juridiction de la ville de Mistassini depuis 1976. Aujourd’hui, elle fait partie intégrante de Dolbeau-Mistassini.

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Un tour rapide de l'économie

La principale vocation de ce secteur bordant les plages du Lac-St-Jean est bien entendu récréotouristique. Ce secteur est très bien représenté par le centre touristique Vauvert qui offre une multitude d'activités. On y retrouve également des scieries et des agriculteurs surtout tournés vers la culture de la pomme de terre. Il s'agit en fait d'un petit village typique du Lac-St-Jean qui bénéficie des principales commodités, dont un poste d'essence et une petite épicerie.

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Un tour rapide du milieu

Avec l'accès au Lac-St-Jean, à la forêt, aux grandes terres agricoles, il est bien évident que les résidents de ce secteur sont des gens conquis par les avantages qu'offre un tel milieu rural. Convivialité, bon voisinage, chasse et pêche, folklore, éloignement de la pollution et des bruits de la ville, milieu bien entendu sécuritaire et pourtant à quelques minutes de son centre- ville.

Ce petit village aux maisons bien entretenues est donc un endroit rêvé pour ceux qui veulent opérer une petite fermette, fonder une famille loin des tracas de la ville et bénéficier des avantages offerts par une nature riche et diversifiée. Devenir propriétaire, bricoler sur sa maison, faire des randonnées de quad, de motoneige ou encore à cheval, tirer sa ligne à l'eau, entretenir de bons rapports avec ses voisins, refaire le monde autour d'un bon souper ou bien dans le garage en train de réparer "ses machines", sans oublier bien entendu tous ceux et celles qui profitent largement de la vue magnifique offerte par le majestueux lac-St-Jean, que voilà là une qualité de vie fort enviable.

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